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À quoi bon encore le monde ? : La Syrie et nous / Catherine CoquioAuteur principal: Coquio, Catherine, 1960-....Langue: français.Pays: France (FR).Publication : Arles : Actes sud, DL 2022Description : 1 vol. (272 p.) : couv. ill. en coul. ; 23 cmCollection : Sindbad, collection dirigée par Farouk Mardam-Bey, Arles, Actes Sud, [19??]- • ˜L'œActuel (Arles), 1636-8495ISBN: 978-2-330-16966-4.Résumé: Ce qui se passe en Syrie depuis le soulèvement de 2011 est d’une telle démesure qu’assimiler cette réalité de cauchemar semble à présent impossible. Inévitable est la tentation de la faire tomber dans les oubliettes de l’histoire où semble à présent la précipiter une autre guerre avec sa cohorte d’atrocités. Or ce seul enchaînement Syrie-Ukraine montre que ce qui s’est passé en Syrie ne concerne pas seulement les Syriens : la politique d’anéantissement de Bachar al-Assad touche à un illimité qui a atteint notre monde et devrait le réveiller dans ses ressorts vitaux. La question du monde entête les Syriens, qui ont porté cette histoire. Elle les hante sous forme à la fois d’une colère radicale et d’une attente tout aussi radicale. De quelle croyance au monde nous parle le désespoir des Syriens ? Que signifie leur mal de monde ? Quel rôle y jouent la littérature et l’art ? Ce livre pose des questions anti-nihilistes à un monde défait en lisant un choix d’œuvres où se laissent reconnaître certains actes : acte de témoigner, d’écrire, d’échanger, de penser ; acte d’imaginer, de résister. Leur force vit d’une poétique singulière où, dans la figure d’un monde fracassé, s’entrevoit l’irrésistible naissance d’un autre. Leurs auteurs s’appellent Samira al-Khalil, Yassin al- Haj Saleh, Khaled Khalifa, Samar Yazbek, Faraj Bayrakdar, Moustafa Khalifé. Chacun s’y affronte à un monstre ici nommé nihilisme. Chacun traverse un désert. “Le monde, disait Hannah Arendt, est toujours un désert qui a besoin de ceux qui commencent pour pouvoir à nouveau être recommencé.” Les Syriens sont aujourd’hui “ceux qui commencent”. À partir du désert.; Pour les Syriens aux prises avec la violence déchaînée qui suivit la révolution de 2011, le monde est ce qui a fait silence et détourné les yeux pendant le crime. Pour ceux qui furent livrés à un long abandon, politiquement concerté et socialement consenti, le monde est le lieu d'un dégoût sans fond : une coalition de nihilismes conduisant au pire, qui a réduit à rien leur combat, à l'image des villes fantômes et des corps pulvérisés sous les bombes. Composé de huit textes écrits entre 2017 et 2022, ce livre adopte une approche anti-nihiliste face à ce monde défait, évoquant des formes différentes de destruction et de résistance..Bibliographie: Notes bibliographiques en bas de pages.Sujet - Nom géographique: Syrie, 2011-.... (Guerre civile)
Type de document : Monographie Ce document apparaît dans la/les liste(s) : BEYROUTH-Acquisitions-2022-Trimestre 4
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Bibliothèque Beyrouth Magasin Achat BEY-8°-11542 Disponible 1037616

Notes bibliographiques en bas de pages

Ce qui se passe en Syrie depuis le soulèvement de 2011 est d’une telle démesure qu’assimiler cette réalité de cauchemar semble à présent impossible. Inévitable est la tentation de la faire tomber dans les oubliettes de l’histoire où semble à présent la précipiter une autre guerre avec sa cohorte d’atrocités. Or ce seul enchaînement Syrie-Ukraine montre que ce qui s’est passé en Syrie ne concerne pas seulement les Syriens : la politique d’anéantissement de Bachar al-Assad touche à un illimité qui a atteint notre monde et devrait le réveiller dans ses ressorts vitaux. La question du monde entête les Syriens, qui ont porté cette histoire. Elle les hante sous forme à la fois d’une colère radicale et d’une attente tout aussi radicale. De quelle croyance au monde nous parle le désespoir des Syriens ? Que signifie leur mal de monde ? Quel rôle y jouent la littérature et l’art ? Ce livre pose des questions anti-nihilistes à un monde défait en lisant un choix d’œuvres où se laissent reconnaître certains actes : acte de témoigner, d’écrire, d’échanger, de penser ; acte d’imaginer, de résister. Leur force vit d’une poétique singulière où, dans la figure d’un monde fracassé, s’entrevoit l’irrésistible naissance d’un autre. Leurs auteurs s’appellent Samira al-Khalil, Yassin al- Haj Saleh, Khaled Khalifa, Samar Yazbek, Faraj Bayrakdar, Moustafa Khalifé. Chacun s’y affronte à un monstre ici nommé nihilisme. Chacun traverse un désert. “Le monde, disait Hannah Arendt, est toujours un désert qui a besoin de ceux qui commencent pour pouvoir à nouveau être recommencé.” Les Syriens sont aujourd’hui “ceux qui commencent”. À partir du désert. 4e de couverture

Pour les Syriens aux prises avec la violence déchaînée qui suivit la révolution de 2011, le monde est ce qui a fait silence et détourné les yeux pendant le crime. Pour ceux qui furent livrés à un long abandon, politiquement concerté et socialement consenti, le monde est le lieu d'un dégoût sans fond : une coalition de nihilismes conduisant au pire, qui a réduit à rien leur combat, à l'image des villes fantômes et des corps pulvérisés sous les bombes. Composé de huit textes écrits entre 2017 et 2022, ce livre adopte une approche anti-nihiliste face à ce monde défait, évoquant des formes différentes de destruction et de résistance. éditeur

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