Géographie des lieux de mémoire du Sud du Liban (1978-2018) : du Fantomatique au fantasmatique / thèse présentée par Zara Fournier ; dirigée par Anna MadoeufAuteur principal: Fournier, Zara, 19..-....Co-auteur: Madœuf, Anna, 1968-....Co-auteur collectivité: Université de Tours, 1971-....;Ecole doctorale ''sciences de la société: territoires, économie, droit"Langue: français ; du résumé, français ; du résumé, anglais.Pays: France (FR).Publication : 2019Description : 1 vol. (582 p.) : ill. ; 30 cmRésumé: Cette thèse propose une géographie des lieux de mémoire du Sud du Liban entre 1978 et 2018. Cette région a été marquée par une occupation militaire israélienne (1978-2000) et est soumise à une hégémonie politique, partagée concurremment entre deux partis politiques chiites, le Hezbollah et le mouvement Amal. Dans un contexte de faiblesse de l'État, ces partis font du Sud un étendard de la Résistance. À partir d'une enquête qualitative, la recherche fait dialoguer des modalités de spatialisation des traces mémorielles à l'issue de l'occupation israélienne. Les mises en mémoire de l'ancienne prison de Khiyâm et du château de Shaqîf-Beaufort participent de la production de lieux institués, objets de processus visibles et institutionnalisés. Tenaces, les lieux de mémoire hérités de l'occupation israélienne, conceptualisés sous la notion de lieux-fantômes, désignent, quant à eux, les lieux hantés par les traces de passés conflictuels. Par ailleurs, une nébuleuse d'acteurs mémoriels mineurs (artistes et militants notamment), dont certains sont invisibilisés, développe une stratégie de production d'images territoriales, qui projettent une certaine représentation du passé et du patrimoine fantasmés du Sud du Liban et celle d'un espace-temps potentiel. Malgré des conditions de visibilité différenciées et des mises en scène concurrentielles, tous ces lieux, signes et objets de mémoire, dans leur pluralité, contribuent à la construction du Sud comme une métonymie. Au sein de cet espace de croyances, les lieux de mémoire constituent une arène dans laquelle chaque acteur tente d'imposer des pratiques, des imaginaires, des valeurs et des normes fantasmés, inscrits dans un registre d'appropriation, de légitimation et de reconnaissance..Bibliographie: Bibliogr. p. 462-490.Note de thèse: Reproduction de, Thèse de doctorat, géographie, Tours, 2019Sujet - Auteur collectivité: Hezbollah Sujet - Nom géographique: Liban (sud), 1978-2000 (Occupation israélienne) Sujet - Forme, genre, caractéristique physique: Thèses et écrits académiques Sujet: Khiam (Prison)
Type de document : Mémoire et Thèse Ce document apparaît dans la/les liste(s) : BEYROUTH-Acquisitions-2021-Trimestre 1
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Bibliogr. p. 462-490

Reproduction de Thèse de doctorat géographie Tours 2019

Cette thèse propose une géographie des lieux de mémoire du Sud du Liban entre 1978 et 2018. Cette région a été marquée par une occupation militaire israélienne (1978-2000) et est soumise à une hégémonie politique, partagée concurremment entre deux partis politiques chiites, le Hezbollah et le mouvement Amal. Dans un contexte de faiblesse de l'État, ces partis font du Sud un étendard de la Résistance. À partir d'une enquête qualitative, la recherche fait dialoguer des modalités de spatialisation des traces mémorielles à l'issue de l'occupation israélienne. Les mises en mémoire de l'ancienne prison de Khiyâm et du château de Shaqîf-Beaufort participent de la production de lieux institués, objets de processus visibles et institutionnalisés. Tenaces, les lieux de mémoire hérités de l'occupation israélienne, conceptualisés sous la notion de lieux-fantômes, désignent, quant à eux, les lieux hantés par les traces de passés conflictuels. Par ailleurs, une nébuleuse d'acteurs mémoriels mineurs (artistes et militants notamment), dont certains sont invisibilisés, développe une stratégie de production d'images territoriales, qui projettent une certaine représentation du passé et du patrimoine fantasmés du Sud du Liban et celle d'un espace-temps potentiel. Malgré des conditions de visibilité différenciées et des mises en scène concurrentielles, tous ces lieux, signes et objets de mémoire, dans leur pluralité, contribuent à la construction du Sud comme une métonymie. Au sein de cet espace de croyances, les lieux de mémoire constituent une arène dans laquelle chaque acteur tente d'imposer des pratiques, des imaginaires, des valeurs et des normes fantasmés, inscrits dans un registre d'appropriation, de légitimation et de reconnaissance.

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